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Lundi 27 février 2006

n° 30 du 27 février 2006

page 2

Les nouveautés de la semaine

Cinq des marchands de journaux

CITROËN U23 « Isigny » - Ixo – collection Chères camionnettes d’antan, n° 27

 

 

Fort jolie réduction que ce petit camion laitier réalisé par Ixo qui a fait l’effort de le doter de 70 bidons de lait répartis sur son plateau. Nous retrouvons avec plaisir l’ensemble canine avancée et châssis que l’on a connu en version fourgon il y a six mois déjà. Mais cette fois ci les chevrons sont présents à l’avant du capot. Puisque je suis sur l’avant, regrettons une fois encore que les essuie-glaces soient chromés alors qu’ils étaient peints sur les véhicules des années 1950 et à la lame unique et courte. Notons avec satisfaction qu’à l’inverse, Ixo continue à doter ses réductions de feux avant à optique jaune assez réaliste. Merci également pour l’inscription du département en toutes lettres comme c’était encore l’obligation au moment de son immatriculation en 1950. Le profil de ce camion est fort beau, ainsi que le traitement de ses grandes roues et des pneumatiques qui les équipent. La décoration est très fine. Le traitement du plan de charge arrière mérite que l’on s’y arrête un instant. Il est réalisé en matière plastique et reproduit assez fidèlement les berthes de lait utilisées pour la collecte du lait telle qu’elle se pratiquait alors. L’arrière est très sobre. Belle réalisation à l’habitacle rudimentaire reproduit en noir pour ne pas changer les habitudes.

 

 
   

FORD Escort MKII de 1975 – Ixo – collection Voitures de rallye , n° 53

 

 

Comparée à sa sœur aînée, la MK I, la MKII est plus anguleuse en raison de lignes plus tendues que l’on retrouve sur cette réduction. Malgré la présence de ses sponsors sa décoration est assez sobre, n’associant que trois couleurs principales, le noir, le blanc et le bleu ciel. L’absence de marques d’alcool ou de tabac pari ceux-ci permet d’avoir l’ensemble des stickers de l’original. Si l’examen de l’extérieur de la miniature n’appelle pas de remarque particulière, il en ira différemment pour l’examen de son intérieur. En effet, le survol de la voiture met en évidence l’absence de tout chrome sur celle-ci au profit d’élément peints en noir comme cela était la mode à l’époque « pour faire sport ». Les quelques éléments rapportés sont eux-même noirs. Le seul reprocha qui pourrait être fait à cette reproduction c’est d’avoir omis de représenter les différentes bavettes dont été équipé l’original. De profil il est permis d’admirer de jolies roues aux jantes bien dessinées. A l’arrière les feux sont uniformément rouges, c’est dommage. Passons à l’intérieur, tout de noir réalisé, ce qui ne facilite pas l’examen de son mobilier protégé par un système d’arceaux-cage. Mais en se penchant un peu il est permis de constater que le volant est à droite. Ce qui paraît logique au premier abord pour un modèle britannique, sauf que … sauf que d’après les photos qui figurent dans le fascicule d’accompagnement le modèle immatriculé LAR 801P était un modèle avec conduite à gauche . Carton rouge à Ixo qui perd une étoile pour cela.

 

 pour le volant à droite
 

 

LISTER Storm de 1993 – Ixo – collection Voitures de rêve, n°31

 

 

Sa robe noire ne permet pas de bien discerner ses lignes aux formes imposantes. Tout au plus s’en dégage-t-il une impression de force et de puissance qui inspire quelque peu la crainte de cette voiture. En effet, ses lignes, tout à la recherche de leur fonctionnalité britannique ne sont pas des plus harmonieuses. Le traitement par Ixo est acceptable malgré une peinture encore une fois un peu trop épaisse. Peu de repères à partir de photos d’une version civile de cette GT, cela ne facilite pas l’analyse de cette réduction. Les seuls éléments décorés sur cette carrosserie sont les différents feux, les plaques d’immatriculation et le logo de la marque. Tout le reste est noir à l’exception des jantes alu étoilées. Pour une fois l’intérieur de la voiture est blanc avec une planche de bord et un volant noirs. Le mobilier et les contre-portes sont finement travaillés. Encore du bon travail de la part d’Ixo.

 

 
   

PEUGEOT 206 de 1998 – Norev – collection la Poste, n° 26

 

 

Tout d’abord, une simple question : pourquoi une 5 portes ? alors que c’est plus souvent une version 3 portes qui est utilisée. Encore certainement un problème d’économie d’échelle car aucune illustration du fascicule d’accompagnement ne justifie le choix de ce modèle. Cette collection ne paraît plus aussi fiable qu’à ses débuts. Nous sommes donc en présence de la réduction 5 portes que Norev  commercialise depuis quelques années et siglée la Poste sur ses quatre faces. Les éléments rapportés sont assez fins  et la finition correcte avec des touches de peintures pour les poignées de portières et le rappel latéral des clignotants. Les jantes sont bien reproduites et l’intérieur est noir avec des sièges avec appuie tête. Une bonne réalisation  sans attrait particulier ni originalité.

 

 
   

RENAULT ALPINE V6 turbo Mille Miles de 1989 – Universal Hobbies – collection Renault, n° 29

 

 

Je laisserais le soin aux puristes de se prononcer sur l’exactitude du coloris de cette V6 Mille Miles à la silhouette ramassée. Les lignes et les volumes de l’original sont fidèlement reproduits. L’absence de chrome et la présence de deux nombreux éléments peints en noir contribuent à l’aspect « sport » qui présidait alors. Les quelques éléments rapportés sont très fins et soignés. Comme à son habitude, Universal Hobbies n’a pas doté cette V6 Mille Miles de plaque d’immatriculation, mais s’est contenté d’y inscrire le nom de la version proposée. La face avant est d’un dessin très sobre caractérisé par l’absence de toute calandre. Les feux sont rapportés et blancs alors que les optiques étaient encore obligatoirement dotées d’ampoules à cabochon jaune. Messieurs les réducteurs vous semblez un peu trop négliger ce fait lors de la fabrication de modèles d’époque. Seul Ixo en tient compte. Le traitement du profil n’appelle pas de remarques particulières. Les jantes de roues sont réalistes et le l’autocollant représentant le monogramme V6 turbo bien présent sur la glace de custode.  L’arrière est lui aussi bien reproduit avec des blocs optiques multicolores. Pour une fois l’intérieur n’est pas noir, mais gris, ce qui égaie cette voiture à l’allure un peu tristounette. Le mobilier intérieur est bien reproduit. S’il fallait trouver un défaut à cette réduction, ce serait la présence de « jours » au niveau du traitement des vitres affleurantes, mais se serait vraiment pinailler. Bravo Universal Hobbies.

 

 
Par Trebor Yles - Publié dans : surleblog43
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Lundi 27 février 2006

n° 30 du 27 février 2006

page 3

Nouveautés de la semaine

Celles du commerce spécialisé

MASERATI Ghibli spyder de 1970 – Ixo – référence CLC053

 

La réduction de ce spyder est de la même veine que celle du coupé du même nom, déjà réduit par Ixo, c'est-à-dire une petite merveille, vu le prix que je l’ai achetée (15 euros). Les lignes sont très bien reproduites, les rares éléments rapportés sont finement reproduits et chromés. La grille calandre bénéficie d’une restitution en dentelle de toute beauté. Le profil, tout en longueur de cette voiture bénéficie du traitement chromé des déflecteurs latéraux et de l’entourage du pare-brise qui cache visuellement le montant assez épais dudit pare-brise. Les roues à rayons sont elles aussi magnifiques. Le traitement de l’arrière  est aussi sobre que le reste de la voiture mais les monogrammes sont bien présents. Le traitement des feux (multicolores) aurait gagné un entourage chromé comme sur le coupé. Fort belle sortie d’échappement. Cette version capotée nous sort de l’habituelle présentation des cabriolets ouverts. Le rendu de la toile est saisissant. L’intérieur très soigné et reconstitué a bénéficié d’un travail très élaboré. Du bel ouvrage comme j’aimerais en trouver plus souvent à ce prix.

 
 
   
   

PEUGEOT 404 Pick-up – Eligor – référence 100295 et collection des Petits utilitaires français (1950-1960) n° ??

 

Le hasard de mes achats de samedi m’on amené à acheter deux versions de cette réduction : Comme il est permis de le constater sur les photos il est facile de reconnaître d’où provient le moule original, celui de leur grand-mère, le pick-up 404 de Norev qui possédait alors les portières ouvrantes. Celui dont je dispose a perdu celles-ci entre des mains enfantines. Puis vient leur mère en version bâchée mais ne disposant plus, comme aujourd’hui, ses petites-filles que du capot moteur ouvrant et la ridelle rabattable.  Mais revenons à nos deux dépanneuses. La jaune, aux couleurs de Michelin, est la version du commerce traditionnel, la blanche, aux couleurs d'Avia (marque de carburant disparue dernièrement), est celle diffusée dans la collection d'Atlas. Comme leur mère elles souffres d’un défaut de jointure du parebrise côté gauche. Le traitement de la face avant est toujours aussi rudimentaire avec une absence de peinture des clignotants. A noter que le modèle du commerce est dépourvu d’immatriculation alors que celui de la collection diffusée par Atlas est immatriculé. Par contre celui-ci souffre du même syndrome qu’une voiture de GM exposée au dernier salon de Detroit qui vallu une bonne engue..llée de son PDG lorsqu’il vit que personne ne parvenait à en refermer correctement le capot.  La Honte !!! A croire que c’est la dépanneuse qui est elle-même en panne. Le traitement du profil est toujours digne d’un pays en voie de développement, avec un plus pour la version Avia où les poignées de portières sont soulignées d’un trait de peinture. L’arrière est minimaliste sur la version de série où le pot de peinture n’est jamais parvenu à atteindre les feux arrière, peints sur la version d’Atlas. La ridelle est rabattable sur les deux et la flèche de remorquage me rappelle les réalisations C.I.J. d’entant. L’habitacle est noir sur les deux versions.

   
   
 
   
   
   

VW T2 Transporter – Premium ClassiXXs – référence 11254

 

Pour poursuivre dans la décoration « garage » cette réduction du Combi VW est qui assez finement réalisée va rejoindre les pompes de la marque. Mise à côté de la réduction réalisée par Ixo on s’aperçoit une fois de plus que ce réducteur a le 1/43ème généreux.  Donc encore un diffuseur de produits made in China, ce qui nous  permet d’avoir une très jolie finition avec des joncs chromés très fins, des pièces rapportées également très fines . Les lignes du Combi sont très bien reproduites et le traitement de ses différentes surfaces très réussi. Le détail des roues comporte même l’écusson VW en leur centre. L’habitacle beige et noir est lui aussi bien traité et restitué. Le moulage du moteur sous le véhicule est bien fait. Du bel ouvrage, mais un peu cher.

   
   
   
   

  Merci à vous, fidèles lecteurs

Oui, un grand merci car aujoud'hui vous êtes 950 par semaire à consulter ce blog alors que fin 2005 le nombre de visiteurs hebdomadaires ne dépassait pas les 500. Est-ce l'effet du clash des Papys râleurs et de la multiplication des blogs amis consacrés à notre passion commune de la collection des voitures miniatures au 1/43ème ? Toujours est-il que vous n'avez jamais été aussi nombreux à regarder mes photos. Merci beaucoup de cet encouragement.

Par Trebor Yles - Publié dans : surleblog43
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Lundi 20 février 2006

n° 29 du 20 février 2006

page 1

 

L'article du jour

Comme vous pouvez le constater, un nouveau lien est apparu dans la liste figurant à gauche , intitulé « l’article du jour ». Il permet d’accéder à un autre blog auquel je collabore depuis peu et où il vous sera possible de retrouver, outre certains des articles parus sur ce blog, des articles inédits, et un tas d’autres informations liées au monde de l’automobile. Au menu des jours à venir si le rédacteur en chef de ce blog n'est pas en vacances

mercredi 22 février - Cadillac V16

jeudi 23 février - Citroën Acadiane

vendredi 24 février - Citroën BX 4TC

lundi 27 février - Renault 1000 kg

mardi 28 février - Simca 8 Sport cabriolet

Ce qui me permet d'alléger quelque peu ce blog pour qu'il puisse me permettre de vous tenir informés jusqu'à l'ouverture de mon site à l'automne.

 

Billet d'humeur

Ou pourquoi le colis que je reçois n’entre pas dans ma boîte aux lettres normalisée ?

 En effet, de nombreux forumeurs se font l’échos des déboires et autres désagréments qu’ils subissent lors de la livraison des modèles qu’ils reçoivent par abonnement. Certains trouvent leur colis compressé dans leur boîte aux lettres (à mon avis les plus chanceux). D’autres le trouvent posé à côté de celle-ci ou jeté à l’intérieur de leur propriété. D’autres encore, trouvent un avis de passage les invitant à retirer ledit colis au bureau de poste les desservant.

 Je ne prends pas en compte le fait que ces colis subissent parfois un traitement « de chocs » dans les centres de tri, occasionnant parfois des bris de boîte, voire des miniatures qu’elles contiennent. Je me limite ici au problème d’une inadéquation entre les dimensions respectives desdites boîtes aux lettres normalisées et des colis envoyés.  Je pense qu’une certaine cohérence voudrait que ces colis puissent être déposés dans ces boîtes aux lettres, ce qui n’est généralement pas le cas pour l’instant. Bien que nous vivions une époque où tout doit être calibré et faire l’objet d’une décision politique, je ne pense pas qu’il faille attendre encore une énième législation ou réglementation européenne traitant de ce sujet pour y parvenir. Je sais que certains conditionneurs ont pris en compte ce problème, mais il serait bien que tous les autres y parviennent aussi. Cela contribuera à l’augmentation de l’agrément procuré aux abonnés et par là même très certainement à celle du nombre des abonnements. D’avance merci.

 

               Une vingt huitième collection de voitures miniatures vendue par voie de presse

Quand cela va-t-il s’arrêter ? Il faut croire que le filon est bon pour qu’à ce jour plusieurs éditeurs se disputent le marché. Toutefois, aujourd’hui où celui-ci commence à saturer quelque peu, l’offre devenant trop abondante en choix mais se raréfiant en nombre d’exemplaires disponibles dans chaque point de vente, pour qu’une collection soit rentable, elle doit faire preuve d’originalité et occuper un créneau jusqu’ici inexploité. C’est le cas actuellement pour la collection Michelin et à un degré supérieur celles du Dakar et du Rallye de Monte Carlo. Cette vingt huitième collection, consacrée aux Peugeot et proposée par Hachette, me paraît bien fade pour connaître un véritable succès. En effet, elle est quelque peu chiche en cadeaux pour attirer les abonnements et peu informative sur son contenu même. Les rares modèles connus à ce jour constituent des doublons de modèles déjà parus dans le commerce spécialisé, mais aussi, pour certains, dans d’autres collections diffusées par voie de presse. Seuls les inconditionnels de Peugeot trouveront peut être un intérêt à suivre l’intégralité des sorties de chaînes. Pour ma part, suivant déjà 17 de ces collections de manière irrégulière, je viendrai certainement grappiller quelques modèles de temps à autres lorsqu’ils présenteront pour moi un certain intérêt. Pour les autres, c’est à dire une grande majorité, je me contenterai de les regarder passer.

 A l’heure de l’élargissement de l’Europe à 25 états, il serait intéressant qu’un éditeur se penche sur une attente de collectionneurs de plus en plus nombreux désireux de voir une collection regrouper les modèles étrangers ayant circulé tant en France que dans l’Europe des 6 (pour commencer) ainsi que les versions étrangères des modèles français, ou encore des marques françaises aujourd’hui disparues comme Simca, Panhard, Matra, Ford France, et autres Facel-Vega, pour ne citer que celles-ci.

Pour terminer il convient de signaler que la 403 cabriolet est fixée sur son socle à l’aide de vis « inviolables » d’un nouveau type, que la petite panoplie pourtant bien garnie de clés aux dessins divers et variés, made in China n’a pu arriver à bout. Et la fin justifiant les moyens, j’ai sacrifié le socle pour récupérer la 403. Je crois qu’avec ce système Hachette et Norev ont trouvé le truc pour me faire faire des économies …

   
Par Trebor Yles - Publié dans : surleblog43
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Lundi 20 février 2006

n° 29 du 20 février 2006

page 2

Les cinq nouveautés de la semaine

des marchands de journaux

CADILLAC V16 Imperial Sedan de 1930 – Ixo – collection Voitures classiques, n° 12  

 

Cette réduction réalisée par Ixo restitue bien l’impression d’  « en imposer » aux autres qui se dégage des lignes carrées et tendues de cette voiture. Ses volumes imposants et sa longueur démesurée participent à cette sensation. Le traitement des surfaces noires associé aux chromes abondants au niveau de la calandre et à leur quasi absence sur le reste du véhicule, contribue à la majesté de l’ensemble. Le tout est renforcé par la présence de roues à flanc blanc aux rayons très finement reproduits. Vue de face, cette voiture en impose par la multitude de ses feux et avertisseurs et une calandre haute de toute beauté, tant le rendu de sa grille est fin. Les trois macarons rouges contribuent à cette impression. Le profil met en évidence l’aspect imposant de l’original. L’arrière est pour moi un peu gaché par une reproduction trop grossière des porte-malles. L’intérieur, peint, donne l’illusion d’un habitacle recouvert de cuir havane et bordeaux. Encore une belle réalisation d’Ixo dans cette collection.

 
   

CITROËN H de 1970 – Solido – collection Véhicules de Sapeurs Pompiers et leur univers, n° 144

 

Badgée Solido, cette réduction, qui représente un modèle de 1970, semble être d’origine Eligor. C’est le premier modèle à pare-brise en une seule pièce qui entre dans ma collection. Nous retrouvons facilement les lignes générales et trapues de l’original. Comme à son habitude les détails sont présents mais peu mis en valeur. Toutefois sur cette réduction la peinture argentée permet de signaler les entourages des vitres et les pognées de portières. La portière latérale comme la toute la partie arrière sont ouvrables. A signaler une erreur de dessin sur la poignée d’ouverture de ladite portière latérale. Notez le passage de roue rectangulaire à l’arrière. L’intérieur est noir et dispose d’une séparation vitrée derrière les sièges. 

 
   

PEUGEOT 404 break de 1963 – Norev – collection Caravane du tour de France , n° 54 

 

Et un tour de passe-passe, un … comme au bonneto. Voici un véhicule supposé faire partie de la caravane du tour de France et qui est dépourvu de toute plaque et autre auto-collants d’habilitation et de participation à celle-ci. Merci pour les inconditionnels du tour qui seront certainement ravis de découvrir la chose. Mais passons à l’examen de ce break. Je me demande si le réducteur n’a pas un problème avec son coloriste car, à l’instar du break de la Poste, celui-ci me met mal à l’aise lui aussi de par son coloris jaune trop acide et ne correspondant pas aux couleurs de Berger et de ses trop nombreuses erreurs de réalisation, peu dignes de Norev. En effet Berger, comme la Poste a surtout utilisé la version commerciale du break 404, c'est-à-dire le modèle à calandre avancée et simplifiée à 2 barres horizontales, à casquettes de phare peintes couleur caisse et au pare-chocs avant dépourvu de crosses, aux petits enjoliveurs de roues et sans jonc chromé courant le long de la caisse. De plus cette commerciale avait une planche de bord simplifiée. C’est d’ailleurs un tel modèle qui est visible dans le fascicule d’accompagnement. Or ce n’est pas le modèle qui nous est proposé. Celui-ci est doté de casquettes de phare chromées, d’une calandre classique à 4 barres horizontales, par contre les clignotants avant sont blancs, par rapport à ceux de la Poste qui étaient oranges. Il est à noter que les casquettes des phares auraient dû être peintes aux couleurs de Berger. De plus les roues ne correspondent pas à une commerciale puisque dotées d’enjoliveurs de grand diamètre et de jantes à huit ouvertures plus récentes. Voila pour le modèle. Pour avoir conduit une 404 dans ma jeunesse, je trouve que le montant du pare-brise manque d’inclinaison. Pour le reste les lignes sont bien rendues et le pavillon nervuré comme il faut. Malgré tout la comparaison avec le modèle d’Ixo a fait apparaître la supériorité de la version Norev sur le plan de la restitution des formes et détails de l’original. A l’inverse du break de la Poste celui-ci est doté de blocs de feux arrière entièrement rouges. C’est un plus mais sur l’original, les clignotants, situés en haut des blocs, étaient oranges. L’intérieur, noir comporte une planche de bord normale. En fait nous nous trouvons plus en présence d’un break super-luxe de 1967 ce qui peut être considéré comme conforme à son immatriculation

 
   

RENAULT R21 Nevada de 1989 – Norev – collection Voitures françaises, n° 92 

 

La réduction proposée par Norev représente une phase II de ce break. Les lignes sont fidèles et les volumes respectés. Sa robe marron glacé ne facilite pas la lecture des détails mais les lignes sobres et rectilignes de l’original ne se prêtent pas à la fantaisie. Fonctionnelle et gracile la ligne générale du break se retrouve dans cette miniature qui donne l’impression de manquer de hauteur de caisse. La face avant est bien restituée dans sa sobriété de traitement. Notons une fois encore l’absence de toute immatriculation, propre à cette collection. De profil le traitement de l’ensemble des montants, trop épais, nuit à la restitution des larges surfaces vitrées de l’original et en alourdit inutilement la ligne. Les roues semblent être d’un diamètre légèrement trop petit. De dos, ici aussi absence de toute immatriculation, mais aussi de tout monogramme. L’intérieur noir dispose d’un mobilier complet comprenant même une tablette cache bagages. Il est à souhaiter que la finition des miniatures qui seront proposées dans le cadre la très attendue collection Peugeot annoncée comme imminente et diffusée par Hachette avec des réductions provenant de Norev, soit enfin du niveau de ce que nous proposent les deux autres réducteurs intervenant sur ce créneau, Ixo et Universal Hobbies. 

 
   

VOLKSWAGEN Iltis – Norev – collection Légende du Dakar, n° 4  

 

On retrouve sans difficulté les lignes ingrates de ce véhicule qui ne peut cacher son aspect utilitaire et de franchissement, avec ses porte à faux assez court et une garde au sol importante. La bâche est bien reproduite avec une texture assez fine. Un gros travail semble avoir été réalisé pour reproduire la grille de protection et les quelques éléments rapportés. Les stickers paraissent assez fragiles. Il est toutefois difficile de se rentre compte de leur authenticité dans leur intégralité puisque le fascicule d’accompagnement ne dispose d’aucune photo de cette voiture vue de face. Ce qui est un comble. Nous sommes plutôt habitués à ne pas avoir de photos de l’arrière. Mais pour un véhicule ne dépassant pas le 140 km/h je pense qu’un photographe professionnel ne devait pas se laisser surprendre par son approche. Jerrican et roue de secours sont présents sur cette belle réduction. L’intérieur, revêtu du noir traditionnel, est des plus limité, avec planche de bord, les deux sièges passagers et la cage d’arceaux de sécurité.  Carton jaune pour l’illustrateur. Carton vert pour la réduction qui fait la part belle au plastique (bâche et soubassement), seule la carrosserie étant en métal. 

 
   

  Pour réparer un oubli

PORSCHE 911SC (RMC 1982) - Ixo - Collection du Rallye de Monte-Carlo, n° 2

 

Version propre (après la version salie de la Citroën Xsara), cette réduction de la Porsche 911SC est de très belle facture et laisse augurer un beau succès pour cette collection dédiée aux voitures ayant couru les épreuves du Rallye de Monte Carlo. Nous retrouvons sans difficultés la ligne légendaire de la Porsche 901, devenue 911 à la demande de Peugeot. Les élargisseurs des passages de roues donnent une touche d’agressivité qui sied à cette voiture. Admirons le dessin magnifique des jantes. On ne peut pas dire que la décoration de cette voiture soit d’une grande sobriété, bien au contraire, elle devait se remarquer de loin. Les stickers semblent être tous présents à l’exception peut être de deux petits placés juste au-dessus de la lunette arrière, dont on devine la présence sur les autres 911SC engagées et qui devaient certainement se trouver également sur la n° 4. L’intérieur est lui aussi très bien reproduit et finement peint. Bravo Ixo. 

 
   
   
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Lundi 13 février 2006

n° 28 du 13 février 2006

page 1

Ce numéro ce compose de deux pages

Comme annoncé en ouverture du n° 27 du 10 février, la mise en ligne de Collec' Hebdo 43 est avancée désormais au lundi de manière à vous proposer une analyse de certains modèles achetés la semaine précédente et peut être encore disponibles chez les revendeurs et distributeurs de presse.

 

 

Quelle version de la 404 longue Ixo a-t-il voulu représenter ? 

 

D’après l’immatriculation figurant sur cette réduction, il s’agit d’un modèle mis en circulation début 1963, donc faisant partie des premières 404 longues produites qui comptaient deux versions : une familiale à trois rangées de sièges et une commerciale. Toutes deux avaient des jantes de roues équipées d’enjoliveurs ne recouvrant que la partie centrale de la jante, ceux de la familiale étant d’un diamètre supérieur à ceux équipant la commerciale. D’où une première erreur, la réduction étant dotée d’enjoliveurs intégraux qui ne sont apparus qu’à partir de l’année modèle 1967 pour équiper la version Super Luxe du break 404. Ce point signalé, familiale ou commerciale ?

Les deux versions sont dotées d’un pare-chocs avant dépourvu de crosses de butoir et de casquettes de phare peintes couleur carrosserie. N-B : il manque le trou de passage de la manivelle au centre du pare-choc.

La version familiale se reconnaît extérieurement à sa calandre commune avec la berline, c’est à dire encastrée dans la face avant et entourée d’une large bande chromée et barrée par quatre fins joncs chromés horizontaux. A, l’intérieur sa planche de bord est également celle de la berline. Elle est équipée d’une petite banquette supplémentaire placée au-dessus du train arrière permettant de porter la capacité maximum de cette version à 8 personnes.

A l’inverse, la version commerciale se reconnaît à sa calandre simplifiée et avancée (le radiateur étant lui même avancé pour permettre l’installation de blocs moteurs issus de la 403). Cette calandre, dépourvue de tout entourage épais chromé, n’est barrée que par deux joncs horizontaux (et non quatre comme reproduit) juste au-dessus et au-dessous de l’écusson au lion central. A l’intérieur, sa planche de bord est elle aussi simplifiée avec un tableau de bord réduit et une boîte à gants limitée à une simple ouverture démunie de couvercle.

Ainsi, au vu de ses caractéristiques, au nombre desquelles nous trouvons une calandre classique (familiale) mais avancée (commerciale) avec une planche de bord de berline (familiale), la réduction livrée par Ixo serait en fait une version familiale qui comporterait les erreurs suivantes : calandre pas encastrée et abritée sous l’avancée du capot moteur et enjoliveurs de roues provenant d’un autre modèle et ne disposant pas de la troisième rangée de sièges. Ceci étant dit, quelle que soit la version qu’a voulu réduire Ixo, je vous renvoie en page 2 pour l’analyse détaillée de cette 404 longue.

Malgré cela il faut reconnaître à Ixo le mérite de nous proposer des modèles demeurés longtemps inédits même si le résultat n’est pas parfait. Et comme j’aime à le dire en plaisantant : « S’il n’y a pas de défauts, c’est pas une Ixo ». Dommage que cette phrase ne puisse devenir un slogan publicitaire car justement, ce sont ces défauts qui font le charme des collections d’antan. Comme j’ai déjà eu l’occasion de l’écrire, un modèle « imparfait » se remarque plus facilement dans une vitrine qu’un modèle copie conforme. C’est un fait que je n’explique pas. Aussi, M. Ixo persévérez dans votre offre de nouveaux modèles même si cela permet au « papy râleur » que je suis de justifier de temps à autres cette appellation.

 

 

 

 

 

Par Trebor Yles - Publié dans : surleblog43
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